Léa nous dit tout sur la seconde main : découvrez son interview exclusif !

Nous avons rencontré Léa, qui a construit sa communauté autour d’une consommation de mode plus consciente et durable. S’aventurant dans des magasins de seconde main, elle recherche

Q1 : Quel a été l’élément déclencheur qui vous a fait passer de la consommation de « Fast Fashion » à la Seconde Main et à la mode éthique ?

R : L’élément déclencheur a été double. D’abord, le documentaire The True Cost a été un électrochoc sur les conditions sociales et environnementales. Ensuite, en faisant un grand tri dans mon propre dressing, j’ai réalisé la quantité absurde de vêtements que je n’avais jamais ou peu portés. C’était un gaspillage honteux. J’ai compris que mon plaisir éphémère d’acheter contribuait à une industrie extrêmement destructrice. Passer à la seconde main et à l’éthique était la seule manière d’aligner mes valeurs avec ma passion pour la mode.

Q2 : Comment gérez-vous le « choc » entre votre statut d’influenceuse, qui est censée encourager la consommation, et votre message de déconsommation ?

R : C’est une question très légitime et au cœur de mon travail. Je ne propose pas de déconsommer complètement, mais de consommer autrement. Je ne fais plus de hauls avec des dizaines d’articles neufs. Mon contenu est axé sur : 1) L’art de chiner et trouver la pièce unique en friperie. 2) L’upcycling et la transformation d’anciens vêtements. 3) Le style avec un dressing minimaliste et durable. Si je travaille avec une marque, elle doit être transparente sur sa production. Mon rôle est d’influencer non pas quoi acheter, mais comment acheter : privilégier la qualité, la durabilité et l’occasion.

Q3 : Quel est, selon vous, le principal avantage que la Seconde Main apporte au style des Françaises ?

R : L’avantage principal, c’est l’originalité. Quand vous achetez en Fast Fashion, tout le monde porte la même chose. En chinant, vous tombez sur des pièces vintage, des coupes ou des motifs qui ont 10, 20 ou 50 ans et qui sont uniques. Cela permet de développer un style personnel fort, qui ne dépend pas des tendances éphémères. De plus, il y a un côté chasse au trésor très stimulant qui rend l’acte d’achat plus joyeux et moins anodin.

Léa avec son nouveau t-shirt - Léa nous dit tout sur la seconde main : découvrez son interview exclusif !

Q4 : Le prix reste un frein pour beaucoup de gens. Comment répondez-vous à l’argument selon lequel la mode éthique est chère ?

R : Je réponds que la mode éthique est le juste prix d’un vêtement. Ce qui est « cher », c’est le modèle de la Fast Fashion qui est subventionné par les bas salaires et les dégâts écologiques. Pour rendre la mode responsable accessible, il y a deux solutions :

Acheter moins, mais mieux : Un pull éthique coûte cher à l’achat, mais il dure 10 ans. Cinq pulls à bas prix coûtent le même prix et durent deux saisons. C’est un calcul d’investissement.

La Seconde Main : C’est la solution la plus démocratique. Des plateformes comme Vinted, les friperies solidaires ou les vide-greniers permettent de trouver des pièces de très bonne qualité, voire de marque, à des prix imbattables. Le seul « prix » est le temps passé à chercher.

Q5 : Avez-vous une pièce de Seconde Main favorite et quelle est son histoire ?

R : Absolument ! C’est une combinaison de pilote de Formule 1 vintage des années 70 que j’ai trouvée dans une minuscule friperie dans le sud de la France. Elle est parfaitement ajustée, ce qui est très rare pour du vintage, et elle a une inscription « Elf » sur la poitrine. Elle est tellement originale que je me sens instantanément transformée quand je la porte. Elle est la preuve que la mode peut être à la fois historique, amusante et responsable. C’est mon petit trésor.

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Merci pour ce bon plan !

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